Visite du Temple Ganesh dans le 18e

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©Temple Ganesh

J’ai failli rebrousser chemin à plusieurs reprises mais les devantures colorées devant lesquelles je passais m’ont confortée dans l’idée que j’étais sur la bonne route: pas de doute, je suis bien dans le quartier Indien. Ce n’est qu’en apercevant un tas de chaussures devant une porte d’entrée que j’ai compris que je me trouvais bien au 17 rue Pajol dans le 18e arrondissement. En dehors de cette pile de souliers, rien ne laisse supposer que ce trouve ici un lieu de culte: il a été installé au sein d’un espace commercial !

J’entre. Bien qu’il ne s’agisse que d’un lieu ordinaire avec des murs blancs et du carrelage, on a de suite l’impression de voyager.
Tout d’abord il y a le son, on entend, en ouvrant la porte, la voix d’un homme en train de prier et puis l’odeur, une délicate odeur d’encens qui se répand dans vos narines. Je découvre que la voix est celle d’un prêtre qui se trouve au centre de la salle. Il est entouré par des statues en granit noir sculptées à la main et importées spécialement de Mahapalipuram, au sud de l’Inde. Cela forme une belle image que je tente d’enregistrer intérieurement.

A ma gauche, un homme vend des produits. Dans un grand bol, il dispose encens, banane et noix de coco. Ce sont les offrandes de prédilections du Dieu Ganesh, dieu à la tête d’éléphant.

Statue du Dieu Ganesh, Babulnath Temple; Mumbaï, printemps 2015
©Voyagesansjetlag, Statue du Dieu Ganesh, Babulnath Temple, Mumbaï, 2015.

Sur moi, je sens un regard curieux, je profite de capter celui d’une dame pour lui demander comment se déroulent les prières dans les temples. Elle commence par me dire que tout le monde est le bienvenue ici et que la seule chose qui compte est de prier avec son cœur. Elle m’explique ensuite qu’il est bien vu de récupérer des offrandes, vendues pour quelques euros, et m’emmène auprès du prêtre.

En anglais, celui me demande quel est mon prénom et ne cesse de psalmodier des prières en sanskrit tout en déposant mes fleurs sur la statue de Ganesh. Il bénit ensuite mes fruits et brise la noix de coco que je lui ai donné. La noix représente la dureté du monde, la chair, l’individu et l’eau, l’égoïsme humain. Donc en brisant la noix de coco, on se libère et on offre son cœur à la bénédiction de Ganesh, qui est quand même le dieu de la sagesse, du savoir, de l’éducation, de la prudence ! « Je suis refaite ! »

Il me rend le fruit et ajoute dans mon bol une feuille, des pétales et une fleur de lotus. Je profite de ce temps pour remercier Ganesh de son hospitalité.
Le prêtre me bénit ensuite en marquant mon front à l’aide d’une poudre colorée et m’invite à prier Ganesh et chacune des divinités représentées par les statues qui contournent la salle : Shiva , Vishnou et tant d’autres, leurs fils, leurs femmes et leurs réincarnations: il y en a beaucoup !

Avec ma guide, on tente de discuter ensemble, dans mon anglais approximatif, de la signification de chacune des divinités de sa religion. Je me perds entre tout ces mots, je ne retiens pas grand chose mais je me fais la promesse de me renseigner davantage sur ces croyances.

Une fois notre ronde terminée, je m’assois pour méditer, je profite de cette ambiance, de ce décor, de cette musique et de ce parfum, pour poursuivre un instant ce voyage à l’autre bout du monde, pourtant si près de chez moi.


Sri Manika Vinayakar Alayam
17 rue Pajol,18e
M° La Chapelle
Ouvert tous les jours de 9h30 à 20h30
Informations et dates des fêtes sur ce lien


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